Couleurs, formes, matières... le choix est large. La babouche traditionnelle est à l'origine simple : elle est constituée d'une empeigne de cuir de chèvre et d'une semelle plate en cuir de boeuf. Le fil de chanvre et de soie est ainsi utilisés pour les coutures. Le quartier rabattu au talon laisse la cheville libre afin de se déchausser et de se chausser rapidement à l'entrée des mosquées et des salons.
Autrefos fabriquées dans de petites échoppes par un seul et même homme, les babouches sont aujourd'hui très souvent assemblées dans des ateliers par plusieurs apprentis. Réunis dans une petites pièces, ils utilisent des outils qui n'ont pas évolué depuis des décennies (le billot en bois massif qui sert de support pour découper l'empeigne, la semelle et la doublure, le pilon de battage et le pilon de lissage, tout deux également en bois.
Chaque ouvrier est chargé d'une seule et même tâche. La première étape c'est la découpe du cuir fini ; les coutures latérales ont été préalabement brodées à la main par des femmes. Les contours sont tracés à l'aide d'un gabarit en carton, en fonction de la taille de la babouche. L'empeigne est ensuite collée à une double semelle de cuir, garnie de mousse. La peau qui fournit la semelle et le cuir est amincie à l'aide d'un tranchet. Une fois collée, la babouche est cousue à la main avec du fil de soie et de chanvre. Les finitions sont faites avec un chancet, un outil au manche de bois arrondi à son extrémité. Les bords de la semelle sont alors rognés.





